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Alleray en mission

Alleray en mission

Pour le Vendômois, la seigneurie d’Alleray, sur la commune de Choue, à l’histoire tumultueuse, joyau des techniques architecturales et des matériaux propres au Perche Vendômois, a été sélectionnée dans le cadre de la «Mission Stéphane Bern» comme le clocher de la Ville aux Clercs. La Fondation du Patrimoine soutient et défend un projet de restauration en ouvrant une souscription pour la première tranche de travaux.

 

Thomas et Audrey de Lussac, actuels propriétaires d’Alleray n’en reviennent toujours pas. «C’est une belle histoire, nous n’y avons pas cru mais c’était la réalité. Grâce à Alain Péral, délégué pour le nord Vendômois à la Fondation du Patrimoine, la seigneurie a été inscrite à la Mission Stéphane Bern et notre projet a été sélectionné parmi tant d’autres» s’étonnent-ils encore. La famille possède ce bien depuis plusieurs générations, Thomas de Lussac en a hérité au début des années 2000. «C’est toujours prestigieux un manoir sur le papier, mais utilisée comme une ferme agricole depuis 200 ans puis abandonnée, la seigneurie d’Alleray, inhabitable, avait été laissée en suspens dans le temps, seules les terres étaient exploitées, mes parents habitant au château de Saint-Agil, un lieu plus confortable» explique Thomas de Lussac.

 

Finalement, c’est une chance pour l’architecture, car cet abandon, un peu comme le château de la «Belle aux bois dormant», a permis de livrer une demeure qui n’a subi quasiment aucune des transformations d’embellissement que l’on constate sur plusieurs demeures au fil des siècles. Raoul de Saint-Venant, dans son célèbre dictionnaire topographique, biographique, généalogique et héraldique du Vendômois édité il y a plus de cent ans, décrivait ce château médiéval comme fort délabré et converti en ferme. «Malgré son authenticité rare aujourd’hui, il a eu comme conséquences de nombreux désordres. Des travaux sont indispensables pour le sauver comme la restauration des façades exceptionnelles en bardeaux, des colombages affaissés ou la toiture qui est à reprendre totalement sur une partie du bâtiment» détaillent les actuels propriétaires. Audrey et Thomas de Lussac n’ont pas baissé les bras lors de l’héritage. Conscients d’avoir un bien exceptionnel, ils rénovent alors une grange de 300 m2 et une fermette destinée à la location pour les mariages sur ce lieu prestigieux et ainsi permettre une rentrée d’argent consacrée exclusivement à la rénovation du château en lui-même. Mais, aujourd’hui, une première tranche de travaux de 150 000 € est indispensable. «Grâce à cette souscription publique sous l’égide de la Fondation du Patrimoine, nous pouvons proposer aux donateurs une réduction d’impôt de 66%. Un sacré coup de pouce dans ce projet de rénovation gigantesque» s’enthousiasme Thomas de Lussac. Cette restauration permettrait également une ouverture plus étendue au public, des initiatives à destination des scolaires par l’apprentissage du patrimoine local ou l’organisation de circuits touristiques. Une belle aventure de sauvegarde du patrimoine commence…

 

Retrouvez tous les renseignements sur www.fondation-patrimoine.org/34139 pour faire vos dons.

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