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La mémoire d’un continent

La mémoire d’un continent

En novembre, la Chapelle Saint-Jacques accueillera l’art africain. Disons même les arts, car comme le souligne l’artiste, poète, écrivain et peintre Godfroy Boccovi , initiateur de cette grande exposition, ce continent si vaste avec une multitude ethnies possède une culture riche et plurielle.

 

Godfroy Boccovi est un personnage. De grande taille, il en impose, mais c’est en sage qu’il impressionne finalement. «Depuis 1967, je collectionne les symboles africains après avoir visité une exposition à Paris. Une sensibilité à cet art, peut être aussi parce que je suis d’origine togolaise», explique l’artiste. Un grand nombre d’objets sera exposé, masques et statuettes, tous issus de collections privées. La sienne, bien sûr, qu’il partage avec sa femme Sophie, mais également celles de Stéphane Papauré, Denis et Annick Chère ainsi que Stéphane Boulet.

 

«Tout le monde vit dans l’ignorance. Ces symboles souvent ethniques, plus personne ne sait ce qu’ils représentent. En Afrique, chaque statuette était le symbole d’un état physique. Ainsi, il y avait par exemple des statues de maternité puis elles changeaient lorsque la femme avait accouché. Toute les étapes de la vie étaient représentées, avec une différence entre les objets de cultes et ceux de la vie quotidienne», détaille-t-il. Installé depuis à Oucques, Godfroy et Sophie ont travaillé deux ans sur cette exposition, certaines pièces sont uniques. La dernière fois qu’il est retourné sur Paris, Godefroy s’est souvenu de cette phrase que sa mère lui contait : «Certaines choses sont ainsi faites pour qu’on les fasse une dernière fois.» Tel un sage africain, Godfroy est de l’époque de Léopold Sédar Senghor, cultivé et respectueux de la vie, une mémoire au contenu imaginaire, un poète en somme.

 

Les symboles d’Afrique, chapelle Saint-Jacques, à Vendôme, du 16 au 30 novembre.
Vernissage de l’exposition le samedi 18 novembre à 11 heures.

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