Nouvelles serres chez Neilz
Même si ce lieu emblématique de Vendôme dans la rue Lemyre de Villers disposait déjà de serres anciennes, Laurent Neilz et Frédéric Lecrivain, co-gérants de l’entreprise artisanale Neilz ont créé récemment de nouveaux aménagements et nouvelles structures plus modernes et surtout moins énergivores.
Tout le quartier était, il y a encore un siècle, une zone horticole et maraîchère. D’ailleurs le célèbre Emile Mouillère y créa en 1906, à l’emplacement même de l’entreprise Neilz, seul vestige aujourd’hui en centre ville dédié à la production de végétaux, le premier hortensia macrophylla blanc qui se cultive aujourd’hui partout dans le monde. A l’endroit même où se trouve encore la maison construite en 1904 de ce célèbre horticulteur, quelques vieilles serres en location et exploitées par l’entreprise étaient implantées, semi-enterrées et surtout avec un système obsolète de chauffage qui ne fonctionnait plus. «Nous avions depuis très longtemps un bail rural à long terme avec Monique Mouillère, descendante de la célèbre famille mais nous ne pouvions plus exploiter ces serres. A son décès, ses enfants ont décidé de vendre le terrain, surlequel nous nous sommes positionnés» expliquent les co-gérants.
Aujourd’hui, après 2 ans de transaction, démolition, remaniement du terrain et reconstruction, trois serres modernes à double parois plastiques gonflables permettent de gagner jusqu’à 4° par rapport à la température extérieure et d’une surface totale de 1 000 m2 couverts. «Ces degrés gagnés nous permettent donc de moins chauffer, juste pour que les plantes ne gèlent pas. Elles intègrent également un arrosage automatique pour l’été, un confort même si l’on pratique l’arrosage sélectif suivant les espèces». D’ailleurs, ces serres serviront principalement à la production en petites séries ou ramener certaines plantes prêtes à la vente de l’annexe du bord de Loir, autre lieu de production de l’entreprise. «Une réorganisation pour avoir sous le coude nos productions de vivaces ou d’aromatiques juste à côté du magasin, un vrai confort de travail, pour nous et pour les salariés» concluaient Laurent et Frédéric.