Éducation

Écoles : la chaleur change aussi la donne

Longtemps, lorsqu’il était question de rénovation énergétique des écoles, l’objectif était surtout de conserver la chaleur et de réduire la facture de chauffage. Avec la multiplication des épisodes caniculaires, les collectivités doivent désormais réfléchir à l’autre versant du problème : comment garder des classes supportables lorsque le thermomètre s’emballe ?

À Vendôme, la réponse passe notamment par un programme engagé depuis plusieurs années sur le patrimoine scolaire. À la rénovation énergétique des bâtiments s’ajoute désormais celle des cours d’écoles. Cinq établissements – Saint-Pierre-Lamothe, Anatole-France, Jules-Ferry, Jean-Zay et Yvonne-Chollet – ont été retenus pour une réflexion menée avec le CAUE de Loir-et-Cher. Désimperméabiliser les sols, planter, créer de l’ombre et lutter contre les îlots de chaleur sont au cœur du projet. Une première enveloppe de 250 000 € avait été inscrite en 2025.

Les premiers travaux ont été réalisés l’été dernier à Anatole-France et Yvonne-Chollet. Dans cette dernière école, 735 m2 de bitume ont notamment laissé place à des espaces enherbés et plantés. À Anatole-France, 780 m2 ont été désimperméabilisés et douze arbres supplémentaires plantés.

À Pezou, des climatiseurs dans les classes

Mais toutes les collectivités ne font pas les mêmes choix. À l’école La Loirelle de Pezou, le SIVOS a opté pour une réponse beaucoup plus directe. Au moment de la canicule, une opération de généralisation des climatiseurs dans les classes a été conduite. Elle a notamment permis à l’établissement de continuer à accueillir ses élèves alors que la chaleur conduisait ailleurs à adapter les conditions d’accueil.

Car le sujet est désormais national. Après les fortes chaleurs du printemps et du début de l’été, l’Éducation nationale a mis en place un plan de gestion des vagues de chaleur. Il prévoit notamment d’identifier les écoles les plus vulnérables afin de programmer les adaptations nécessaires. Cet été, 2 500 écoles particulièrement exposées ont ainsi été identifiées pour bénéficier d’un plan accéléré d’adaptation.

Climatiseurs, isolation, protections solaires, ventilation ou végétalisation : il n’existe donc pas une réponse unique. Mais une chose semble acquise : dans les futurs programmes de rénovation scolaire, il ne faudra plus seulement penser aux économies de chauffage en janvier. Le confort des élèves en mai, juin ou septembre devient lui aussi un enjeu.

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