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Mobilisation générale !

À quelques heures du Loir-et-Cher, bombardements, tanks, mitrailleuses, avions militaires, soldats endeuillent l’Ukraine. Une situation qui n’a pas manqué de faire réagir dans le Vendômois.

Comme une traînée de poudre. Saint-Amand-Longpré, Naveil, Saint-Ouen, Droué, Selommes, Mondoubleau, Villiers-sur-Loir, Vendôme, Montoire-sur-le-Loir et tant d’autres… partout, les bonnes volontés se mobilisent pour soutenir un peuple européen pris dans la tourmente. Une explosion de solidarités. Collectivités locales, bénévoles, associations, élus, particuliers, entreprises, transporteurs… se démènent au quotidien pour venir en aide aux Ukrainiens.

Soit par l’envoi de matériel, nourriture, médicaments, couvertures à destination du pays ou de ses frontières, soit par l’accueil de familles qui ont réussi à rejoindre la France au long d’un périple chaotique et au péril de leur vie.
D’autres aussi ont choisi d’exprimer leur solidarité en se rendant sur place, le plus souvent à la frontière polonaise, pour aider à l’organisation de l’accueil, à la distribution de repas ou de boissons chaudes ou au transport vers d’autres cieux plus cléments. Pologne, Allemagne, Benelux, Moldavie, France.

Quelques exemples parmi tant d’autres : Horizons Sahel, ONG vendômoise bien connue, a pu collecter cinq palettes pour les réfugiés ukrainiens en Pologne. «Nous avons réuni 32000 masques de chirurgie, 70000 perfuseurs, 120 alèses absorbantes ainsi que des lots de compresses et de pansements», se félicite Daniel Milliere, président de l’association. A Droué, on a mis en place le «Convoi de la liberté» pour acheminer du matériel et on a exfiltré une vingtaine de personnes.

En termes d’accueil, à Saint-Ouen, le 10 mars, Lessya et Mikhaïlo se sont posés au Foyer Soleil. Deux réfugiés, une mère et son fils, elle-même en proie à d’importants problèmes de santé, qui, depuis le 7 mars, s’étaient mis en route en direction de la France avec juste une valise et quelques bouquins.

Partout dans les territoires, le phénomène prend de l’ampleur, comme si les réminiscences des conflits passés venaient accentuer un sentiment d’identification. Rappelons le bombardement de Vendôme, le 15 juin 1940, qui avait fait 89 morts et quelque 200 blessés.

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